Accueil > Iaïdo > Historique
Pour imprimer la version papier de cette page
 
IAIDO  
Dernière mise à jour : 01/01/2018
 
Kenji Iaido
Le IAIDO ou l’art de dégainer le sabre et de trancher dans l'instant.
 
Le terme Iaïdo est composé de 3 Kanji signifiant approximativement :
 
I
  • vivre, exister
 
  • harmonie, union
 
  • la voie
Iaïdo peut donc se traduire par la voie de la vie en harmonie, ou exister en union avec la voie.
 
 

Un samouraï ne dormait jamais que d’un œil. Une longue habitude lui permettait de se coucher de telle sorte qu’il pouvait, quoi qu’il arrive, bondir à la moindre alerte, l’épée à la main. De même, un samouraï ne prenait jamais du thé que de la main gauche et agenouillé sur un seul genou, le droit, la jambe gauche relevée et prêt à bondir à l’instant même où la main droite ferait jaillir le sabre hors du fourreau (saya).

Tirer le sabre en un acte quasi instantané devint au Japon, en même temps qu’un art d’une beauté formelle remarquable, une nécessité absolue, la vie pouvant en cas d’attaque dépendre d’une fraction de seconde.

 
BATTO JITSU technique de coupe
BATTO DO voie de la coupe - forme ancienne du iaïdo
KEN JITSU technique de sabre
IAI JITSU technique de dégainement du sabre
IAIDO l’art de dégainer le sabre, où les meilleures lames restent au fourreau. Il s’exerce par :
   

- les KATA

mouvements codifiés
- les BUNKAI mise en application des KATA
KENDO l’escrime japonaise pratiquée avec une armure et un shinaï
 
Le sabre pratiqué au sein de l’ARZ vient :
 
  • de l’école MUSO SHINDEN
  • pratiqué par Maître NASAKATSU Mizumo
  • introduite en France par Maître EJESHI Tokujiro
Pour revenir en haut de la page
HISTORIQUE

C’est autour du XVème siècle que se développa au Japon l’art de dégainer le sabre ou IAI-JITSU. L’école du MUSO (Muso Ryu) fut, semble-t-il, la première à développer le IAI, suivie avec le temps par 412 autres ryu qui tous pratiquaient des méthodes gardées secrètes, apprenant à dégainer le sabre et à se défendre contre tout type d’attaques dans les positions debout, couché, assis, à genoux, etc. …

A partir de l’ère Tokugawa, le IAI-JITSU, perdant son aspect offensif, s’affirma comme une technique pratiquée par tous les samouraï et impliquant la sérénité d’esprit, la maîtrise de la respiration et surtout la manifestation d’un contrôle de soi parfait et élégant dans l’art de dégainer le sabre.

Durant l’ère Meiji, les formes du IAI-DO firent leur apparition malgré l’opposition des vieux ryu qui encore aujourd’hui pratiquent les formes anciennes du IAI-JITSU. Dans le IAI-DO (aujourd’hui contrôlé par la Fédération Japonaise de Kendo) les mouvements pour dégainer le sabre ont été codifié à vingt et les figures pour couper à cinquante.

Il est rare qu’une réunion regroupant des maîtres d’arts martiaux japonais ne s’achève pas par une démonstration de IAI-DO, la pratique du IAI-DO symbolisant la perfection même des BUDO.

 

« Une transmission spéciale en dehors des Ecritures
Ne dépendant ni des mots, ni des lettres,
Destinée directement à l’esprit de l’Etre
Pour voir en sa propre nature. »

« Pour maîtriser l’art du combat,
Il faut en saisir la philosophie.
Sans l’esprit, le corps est sans utilité. »

Yen Ching Wong

Pour revenir en haut de la page
MUSO SHINDEN RYU
Kenji Muso Shinden Ryu
Dans la série SHODEN (pour les débutants), les KATA se font sous trois formes :
  • Base
forme de travail lente et puissante à partir de la position SEIZA.
  • Evolutive
forme de travail rapide à partir de la position des gardes : assis sur le talon gauche, genou droit relevé.
  • Définitive
à partir de la position en demi-lotus, créer l’unité avec son sabre dans les KIRITSUKE. C’est le IAI dans l'isntant.
 
Le cérémonial reste le même pour les 3 formes.
 
Il existe 2 autres séries :
 
  • CHUDEN (pour les pratiquants confirmés)
  • OKUDEN (pour les experts).
Pour revenir en haut de la page
CEREMONIAL D’OUVERTURE
 
  • Avancer de 3 pas, sabre dans la main droite.
  • Frapper dans le hakama, poser le genou droit à terre ainsi que l’extrémité du saya
  • Seiza
  • Déposer le sabre devant, la tsuba à gauche.
  • Rester en Mokuso.
  • Zareï.
  • Passer les mains sous le sabre, le présenter, le saluer.
  • La main droite s’abaisse, le katana se trouve alors en travers du corps.
  • Poser la pointe du katana à la hauteur du genou droit, la main droite prend la place de la main gauche.
  • Avec la main droite, faire un cercle et déposer le sabre sur le coude gauche. Le faire alors passer dans la ceinture et dans le hakama.
 
CEREMONIAL DE FIN
 
  • En fin de série le cérémonial se fera inversement : salut au sabre puis zareï.
 
  • Pour toutes les techniques de « coupe », le Ki doit se libérer par le KIAI.
  • Lors d’un KIRITSUKE, il faut exprimer le KIAI avec le plus de Ki possible.
  • La notion d’adversaire doit être écartée, et il ne faut faire qu’un avec son KATANA.
  • Il faut avoir l’esprit libre de toutes sensations autres que celles qui nous intéressent, exécuter le mouvement le plus pur qui soit.
  • Le SHENSHIN doit être le retour au calme après la dépense d’énergie explosée par le KIAI. Plusieurs respirations doivent se succéder, mais il faut maintenir sa vigilance sans se déconcentrer. L’esprit doit toujours être en éveil, prêt à répondre à n’importe quelle action de l’adversaire dans un temps minimal.
  • Le NOTO doit être lent pendant le glissement du MUNE sur le KOIGUCHI du fourreau, rapide pendant la première partie de rengainement, et plus lent pendant la deuxième – c’est pendant tout ce temps qu’il faut être prêt à KIRITSUKE à tout instant.
  • Puis retour au calme et à la méditation pendant le ZAREI.
Pour revenir en haut de la page
 
©ARZ - Académie du Ritsu Zen - Montreuil - France - 2000-2018 - Tous droits réservés -http://www.arz.asso.fr